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Nous vous invitons à vous inspirer de la lettre ci-dessous si elle
vous convient, ou à la recopier simplement si tel est votre souhait : Monsieur le Curé, Des
familles ont rédigé cette lettre pour vous demander de les aider à
lutter contre Halloween, car seules, elles ne pensent pas pouvoir y
arriver. Halloween n’est pas la fête innocente que les marchands promeuvent ! Halloween
se prépare plusieurs mois d'avance, tant par ceux qui le promeuvent que
par ceux qui le combattent. C'est pourquoi, dans ce combat pour la
santé morale de nos enfants, nous pensons qu'il peut être utile
d'engager dès maintenant un certain nombre d'actions : · Au catéchisme, pour prévenir les enfants, · Auprès des mouvements d'Eglise de la paroisse pour inviter les laïcs à se mobiliser, · Dans le débat médiatique local et régional, · Et pourquoi pas dans vos propres prises de parole et homélies. Vous
trouverez ci-après, des avis de personnalités connues, notamment des
hommes d'Eglise, une fiche et des arguments listés dans le document:
"Pourquoi nous voulons autre chose qu'Halloween : arguments". Espérant vivement votre soutien, nous vous assurons, Monsieur le Curé, de notre filial dévouement. ************************************************* HALLOWEEN N’EST PAS LA FETE INNOCENTE QUE LES MARCHANDS PROMEUVENT ! Halloween
peut aisément être analysé en profondeur et déboucher sur une liste
accablante de points critiquables. On se limitera ici à quelques-uns:
Extorquer sous la contrainte est une pratique condamnable. Halloween
situe des enfants dans une logique de représailles ("le trick or
treat"). "Si tu ne fais pas telle chose, je te cause un dégât". Ici,
c'est jeter un sort ! Le mécanisme est bien celui des représailles :
"Fais ceci, sinon…". "Donne moi un bonbon, ou je te jette un sort". Il
habitue l'enfant à obtenir par ce mécanisme des résultats positifs avec
comme seul effort la menace de représailles ou le chantage. On imagine
aisément que ces techniques une fois assimilées débouchent sur le
racket dans les écoles, collèges et lycées. Plaisanter sur tout ce qui est sérieux mène à toutes sortes de dérives. La
mort est un sujet sérieux. Elle est tragique pour les incroyants. Elle
est l'aube d'une nouvelle vie pour les croyants. Tourner en dérision
cette question la relativise, et par là même relativise la plupart des
autres questions, moins importantes à coup sûr. On ne peut pas tourner
en dérision les inquiétudes, les émois dus à la perspective de ce
passage. Par extension, on se moquera ensuite de tout, au détriment de
ce qui nous permet d'avoir des relations interpersonnelles harmonieuses. Halloween ne manque pas de créer de réelles peurs chez certains enfants. Le
culte des saints et le respect des anciens est ici remplacé par le
culte de la mort, un culte effrayant à beaucoup d'égards, et dont la
presse a déjà relaté d'horribles conséquences : messes noires, pillages
de sépultures…. A l'opposé, le christianisme, en nous ouvrant les
chemins lumineux de l'au-delà, a libéré ses enfants de la peur de la
mort. Il faut donc éviter aux enfants la "mise sous influence" qui leur est réservée le jour d'Halloween. Notre tradition est tournée vers le vrai, le beau, le bien. Sachons y revenir. Au
lieu de proposer – comme le scoutisme - de faire des bonnes actions,
Halloween (ou les commerçants qui le mettent en œuvre) incite à en
faire de mauvaises pour devenir un "petit démon" et obtenir un diplôme
signé Lou Cifer (campagne publicitaire de la société Mars en octobre
2000). C'est la promotion du mal pour le mal. Voilà qui est absolument
intolérable. Enfin, Halloween ne développe qu'une fausse sociabilité Il
est chose commune de regretter que la société française ne soit pas
assez festive. De fait, les pratiques sociales actuelles ne font pas
assez appel au sens de la fête, à la convivialité partagée. Les
occasions de réunions institutionnelles joyeuses sont plutôt rares, et
les promoteurs d'Halloween s'engouffrent dans ce manque en attirant
dans ce schéma un certain nombre de parents. Même
si Halloween crée apparemment de la sociabilité à court terme, elle
instille chez les jeunes des réflexes et des comportements qui nuiront
ultérieurement à la sociabilité de tout le quartier.
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